
En bref
Illusion of Time est l’épisode le plus immédiatement romanesque de la trilogie informelle de Quintet : un action-RPG linéaire où un jeune héros traverse des lieux inspirés des grandes civilisations et merveilles du monde. Son intérêt vient surtout de son atmosphère : aventure initiatique, décors inspirés de sites réels, musique mélancolique et récit plus marqué que dans Soul Blazer. Le système reste simple et parfois rigide, mais le jeu garde une vraie force émotionnelle, surtout pour qui cherche un RPG SNES en français avec une identité nette.
- Difficulté
- Relevée — 3 sur 5
- Durée de vie
- Solide — 3 sur 5
- Prise en main
- Intuitive — 2 sur 5
- Public
- Ado
Captures d’écran
Explorer cet univers
Conseillé pour
- Illusion of Time convient particulièrement aux joueurs qui recherchent un action-RPG accessible, une aventure linéaire portée par ses personnages et des transformations permettant d’alterner force, mobilité et exploration.
À savoir avant de jouer
- Cette aventure risque davantage de décevoir les joueurs qui recherchent un monde très ouvert, de nombreux équipements à personnaliser ou qui supportent mal certains passages et objets faciles à manquer.
Le jeu
Développé par Quintet, Illusion of Time sort sur Super Nintendo sous le nom Illusion of Gaia au Japon et en Amérique du Nord, puis sous le titre Illusion of Time en Europe. Il est souvent associé à Soul Blazer et Terranigma dans une trilogie informelle, moins par continuité directe que par thèmes communs : monde menacé, transformation, spiritualité, renaissance.
L’épisode marque une montée en ambition narrative. Le scénario est associé à la romancière Mariko Ōhara, le character design à Moto Hagio, grande figure du manga, et les décors s’inspirent librement de lieux comme la Grande Muraille, les lignes de Nazca ou les pyramides. En Europe, sa disponibilité en français lui donne aussi une place particulière dans les souvenirs SNES.
Sans boutiques ni grinding, chaque erreur comptePaul est un orphelin télépathe qui vit avec ses grands-parents à Cap Sud. Son père Octave a disparu lors d'une expédition vers la Tour Pandémone, et quand il rencontre la princesse Kara en fuite pour éviter un mariage forcé, une simple fugue se transforme en odyssée mondiale. On traverse des environnements inspirés de vraies civilisations antiques (Grande Muraille de Chine, ruines incas, lignes de Nazca…) chacun avec son propre donjon, ses secrets et ses boss.Paul peut se transformer en deux formes plus puissantes : Freedan, chevalier au sabre plus efficace au corps à corps, et Shadow, forme ultime débloquée en fin de parcours. Pas de boutiques, pas de grinding : les ennemis disparaissent définitivement une fois vaincus, les herbes de soin se trouvent uniquement en exploration et ne se renouvellent pas. Cette contrainte force à jouer proprement et d’affronter tous les ennemis afin obtenir des améliorations permenantes pour Paul. Mais l'équilibrage est capricieux : certains boss tombent sans effort quand d'autres sont des corvées à passer où une mauvaise gestion des soins en début de zone peut condamner la suite. Une erreur de parcours se paye cash. La bande-son de Yasuhiro Kawasaki, mélancolique et atmosphérique, accompagne un récit qui aborde la perte et le deuil avec une maturité rare pour un jeu de 1995 clairement le sommet narratif de la trilogie.Anecdotes
Héritage & influences
Illusion of Time est souvent le jeu Quintet le plus marquant pour les joueurs européens, notamment grâce à sa traduction française et à son ton plus narratif que Soul Blazer. Il reste moins ouvert et moins ambitieux que Terranigma, mais il occupe une place forte : celle d’un action-RPG SNES accessible, mélancolique, imparfait, et encore attachant pour son imaginaire de voyage.













