Alleyway
1990 · Arcade · Nintendo


Dans le jeu
Alleyway est le casse-briques emblématique des débuts de la Game Boy : 32 stages, une raquette, une balle et c’est parti.
Un jeu minimaliste qui n’est pas le plus riche du genre mais qui reste propre, immédiat et facile à relancer quelques minutes.
Recommandé si
- Vous aimez les casse-briques simples, sans bonus ni systèmes à apprendre.
- Vous cherchez un jeu de score pour de très courtes sessions.
Déconseillé si
- Vous attendez la richesse d’un Arkanoid, avec bonus et surprises.
- La répétition vous lasse rapidement.
Expérience aujourd’hui
Alleyway ne met pas longtemps à montrer ce qu’il a dans le ventre. En quelques secondes, on a tout compris : on déplace une raquette/vaisseau, on renvoie la balle et on casse des briques !
Avec un contrôle propre et une balle lisible, les premières parties gardent ce petit plaisir mécanique propre aux bons casse-briques… mais le problème arrive ensuite. Alleyway a très peu de choses à proposer à sa formule : pas de power-ups, pas de transformations spectaculaires, seulement des formations qui commencent à bouger et quelques stages bonus pour casser le rythme.
Son côté “dépouillé” n’était pas forcément un problème à la sortie de la Game Boy puisque les jeux portables étaient conçus pour ça. Aujourd’hui, après Arkanoid et des dizaines de jeux similaires plus généreux, Alleyway paraît franchement maigre.
Il reste tout de même agréable par petites doses : une partie, quelques stages, un score à battre, puis on passe à autre chose. C’est probablement comme ça qu’il vieillit le mieux.
En savoir plus
Alleyway accompagne le lancement de la Game Boy au Japon en avril 1989, puis arrive en Europe en septembre 1990. Son développement réunit Nintendo R&D1 mais également les équipes d’Intelligent Systems, cités officiellement parmi les ses travaux marquants du studio.
À l’époque, l’idée n’est pas de réinventer le casse-briques : Alleyway reprend une formule proche de Breakout dans une version pensée pour la portable de Nintendo. Ses 32 stages introduisent progressivement des formations mobiles et des manches bonus, mais le jeu reste beaucoup plus dépouillé qu’Arkanoid, déjà passé par là quelques années plus tôt. Cette simplicité explique autant son efficacité immédiate que les critiques qui lui reprochent encore aujourd’hui son manque de variété.
Héritage et influences
Alleyway n’a jamais donné naissance à une série et son influence directe reste difficile à mesurer. Son intérêt historique est plus clair : il fait partie de la toute première vague de jeux Game Boy et témoigne des débuts de la collaboration entre Nintendo et Intelligent Systems sur la portable.
Nintendo reviendra au casse-briques sur Game Boy en 1995 avec Kirby’s Block Ball, sans qu’il s’agisse d’une suite. La comparaison est parlante : pouvoirs, plusieurs raquettes et univers beaucoup plus présent montrent tout ce qu’Alleyway laissait volontairement de côté. Réédité sur 3DS puis sur le Nintendo Switch Online, Alleyway reste surtout conservé comme un morceau des débuts de la Game Boy.
Le savais-tu ?
Mario ne se contente pas d’apparaître sur la jaquette : Nintendo confirme bien qu’il pilote le vaisseau qui sert de raquette. Une apparition relativement discrète pour le célèbre plombier, qui passe l’essentiel du jeu caché dans une barre de quelques pixels.Comment y jouer aujourd’hui ?
Liens adaptés à la plateforme et au jeuAlleyway n’a jamais eu d’autre variante supplémentaire.



