
En bref
Rare réussit la prouesse de faire tenir l'esprit de Donkey Kong Country sur Game Boy, avec des niveaux entièrement inédits. Mais au prix d'une identité qui hésite entre hommage, création et une maniabilité lourde que la suite viendra corriger.
- Difficulté
- Relevée — 3 sur 5
- Durée de vie
- Solide — 3 sur 5
- Prise en main
- Intuitive — 2 sur 5
- Public
- Enfant
Captures d’écran
Explorer cet univers
Conseillé pour
- Donkey Kong Land convient particulièrement aux joueurs curieux de voir jusqu’où la Game Boy pouvait pousser la plateforme, avec une aventure inédite, une ambiance forte et des niveaux qui ne se contentent pas de reproduire ceux de la Super Nintendo.
À savoir avant de jouer
- Cette cartouche risque davantage de frustrer les joueurs qui exigent une grande lisibilité, une maniabilité très souple ou qui supportent mal les sprites imposants et les collisions parfois difficiles à anticiper.
Le jeu
Rare monte une seconde équipe en parallèle du développement de Donkey Kong Country sur Super Nintendo, avec une mission précise : faire tenir cette même prouesse technique sur Game Boy. Les designers travaillent sur stations Silicon Graphics avec le même pipeline 3D que la version SNES, puis compressent chaque sprite pour les 512 ko de la cartouche. Le résultat sort en 1995 et reçoit le titre de meilleur jeu Game Boy de l'année par Electronic Gaming Monthly et GamePro.
Une identité qui hésite entre hommage et création Cranky Kong, jaloux du succès de Donkey Kong Country, balance que tout ça ne tient qu'aux graphismes et à la musique. Donkey et Diddy relèvent le défi : refaire l'aventure entière sur un système 8 bits monochrome. Cinq mondes et trente-sept niveaux attendent, avec un seul Kong affiché à l'écran à la fois.La plupart des niveaux sont inédits, mais certains adoptent des décors urbains ou aériens qui s'accordent mal avec l'identité insulaire de la série. Une volonté de varier qui dilue un peu la cohérence du monde. La jouabilité pose aussi problème : les deux singes sont lourds à manier, glissent facilement, et la difficulté grimpe sans prévenir sur la fin.Visuellement pourtant, le jeu reste une vraie claque pour 1995 sur écran monochrome, et David Wise adapte sa propre bande-son SNES avec un sens du rythme qui passe étonnamment bien sur les capacités sonores réduites de la console.














